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	<title>Commentaires sur : 3ème article   -    Le Tissu &#8220;par défaut&#8221; - Les Aborigènes d&#8217;Australie</title>
	<link>http://www.patricehugues.fr/?p=19</link>
	<description>Le Langage du Tissu</description>
	<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 08:37:59 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : Patrice Hugues</title>
		<link>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-27</link>
		<dc:creator>Patrice Hugues</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jun 2008 08:39:16 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-27</guid>
		<description>1) - Sur le 3ème article
Votre Commentaire   : "Pour qu'il y ait "tissu par défaut", il me semble qu'il faudrait que les aborigènes aient vu du tissu".

- Aborigènes d'Australie - " le tissu par défaut "  De quoi s'agit-il ? Seulement de constater ce qui marque l'absence de toute tradition de tissage dans leur civilisation  de ce fait (sans prétendre relever quelle est la dimension de ce manque dans leurs conditions de vie ), et ce qui néanmoins indique l'amorce d'une évolution, d'une attente dynamique de quelque chose dont les caractères sont déjà  formellement  analogues à ceux des tissages et des vêtements , mais sans qu'il y ait nulle part de tissu de leur propre crû parce que cette évolution n'a pas mené jusque là ; elle est restée en deçà ( ne pas mélanger avec l'introduction des tissus dans la vie des Aborigènes par les Européens) . Quel est l'état de fait dans une civilisation qui n' a pas  le tissu mais montre qu'elle est en attente de quelque chose qui sera le tissu, sans qu'elle le sache ni ne pense à le savoir et le nommer comme tel. Ce qui est à considérer ce sont donc ces signes d'un état de fait sans le tissu mais qui n'en sont pas moins  des caractères "prétextiles"; exactement comme pour le langage il y a relever les caractères et les signes qui en ont annoncé l'avènement dans le temps où, avec nos expressions issues des procédures informatiques, nous pourrions parler pour ce temps là  "d'un langage par défaut " ou d'un temps " en "attente du langage ".
"Tissu par défaut" , cette formule-titre ne doit pas être prise pour autre chose qu'une façon de retenir un instant l'attention et d'engager à entrer dans le questionnement plus profondément en quittant nos habitudes, qui peuvent nous faire dire presque automatiquement  : - "tissu par défaut" pour eux, ça voudrait dire qu'ils en ont manqué - En fait la question ne s'est jamais posée pour eux,  ils n'ont jamais produit de tissu de leur crû,  ils n'en ont jamais manqué et bien sûr ils n'en ont jamais vus avant l'arrivée des Européens, même s'ils ne peuvent les ignorer depuis que les Australiens blancs les leur ont plus ou moins imposés  selon la norme européenne  du "vêtu".   
Je me réserve d'aborder prochainement les tissus péruviens précolombiens du Pérou  en qualifiant la place des tissus dans cette civilisation de même façon mais inverse : dans leur cas "Tissus par excès" .
 Encore un effort pour mon interlocuteur  : je lui demande de se reporter au chap.2 du Cahier III pp.28 à 46 ( http://www.patricehugues.fr ) sur les Aborigènes d'Australie  où les choses sont traitées plus à fond . Ce qui est en jeu dans votre bref commentaire et dans ma réponse, c'est la perspective selon laquelle on aborde ces faits de civilisation très loin de nous . C'est d'ailleurs l'enjeu de tout ce Cahier III . Changer nos perspectives et ne pas hésiter à mettre en cause nos catégories immuables . Le risque de rétroprojection à partir de notre point de vue  menace constamment . A propos des Aborigènes je me place dans leur perspective et non comme s'il me suffisait de penser y voir clair  en lisant leur réalité à partir des catégories de nos savoirs, ce qui donne justement : il ne peut pas y avoir de "tissu par défaut" pour qui n'aura jamais vu de  tissu . C'est pourtant une formule accomodante pour passer de notre perspective habituelle à la leur.  Elle peut sûrement être améliorée . Merci donc.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>1) - Sur le 3ème article<br />
Votre Commentaire   : &#8220;Pour qu&#8217;il y ait &#8220;tissu par défaut&#8221;, il me semble qu&#8217;il faudrait que les aborigènes aient vu du tissu&#8221;.</p>
<p>- Aborigènes d&#8217;Australie - &#8221; le tissu par défaut &#8221;  De quoi s&#8217;agit-il ? Seulement de constater ce qui marque l&#8217;absence de toute tradition de tissage dans leur civilisation  de ce fait (sans prétendre relever quelle est la dimension de ce manque dans leurs conditions de vie ), et ce qui néanmoins indique l&#8217;amorce d&#8217;une évolution, d&#8217;une attente dynamique de quelque chose dont les caractères sont déjà  formellement  analogues à ceux des tissages et des vêtements , mais sans qu&#8217;il y ait nulle part de tissu de leur propre crû parce que cette évolution n&#8217;a pas mené jusque là ; elle est restée en deçà ( ne pas mélanger avec l&#8217;introduction des tissus dans la vie des Aborigènes par les Européens) . Quel est l&#8217;état de fait dans une civilisation qui n&#8217; a pas  le tissu mais montre qu&#8217;elle est en attente de quelque chose qui sera le tissu, sans qu&#8217;elle le sache ni ne pense à le savoir et le nommer comme tel. Ce qui est à considérer ce sont donc ces signes d&#8217;un état de fait sans le tissu mais qui n&#8217;en sont pas moins  des caractères &#8220;prétextiles&#8221;; exactement comme pour le langage il y a relever les caractères et les signes qui en ont annoncé l&#8217;avènement dans le temps où, avec nos expressions issues des procédures informatiques, nous pourrions parler pour ce temps là  &#8220;d&#8217;un langage par défaut &#8221; ou d&#8217;un temps &#8221; en &#8220;attente du langage &#8220;.<br />
&#8220;Tissu par défaut&#8221; , cette formule-titre ne doit pas être prise pour autre chose qu&#8217;une façon de retenir un instant l&#8217;attention et d&#8217;engager à entrer dans le questionnement plus profondément en quittant nos habitudes, qui peuvent nous faire dire presque automatiquement  : - &#8220;tissu par défaut&#8221; pour eux, ça voudrait dire qu&#8217;ils en ont manqué - En fait la question ne s&#8217;est jamais posée pour eux,  ils n&#8217;ont jamais produit de tissu de leur crû,  ils n&#8217;en ont jamais manqué et bien sûr ils n&#8217;en ont jamais vus avant l&#8217;arrivée des Européens, même s&#8217;ils ne peuvent les ignorer depuis que les Australiens blancs les leur ont plus ou moins imposés  selon la norme européenne  du &#8220;vêtu&#8221;.<br />
Je me réserve d&#8217;aborder prochainement les tissus péruviens précolombiens du Pérou  en qualifiant la place des tissus dans cette civilisation de même façon mais inverse : dans leur cas &#8220;Tissus par excès&#8221; .<br />
 Encore un effort pour mon interlocuteur  : je lui demande de se reporter au chap.2 du Cahier III pp.28 à 46 ( <a href="http://www.patricehugues.fr" rel="nofollow">http://www.patricehugues.fr</a> ) sur les Aborigènes d&#8217;Australie  où les choses sont traitées plus à fond . Ce qui est en jeu dans votre bref commentaire et dans ma réponse, c&#8217;est la perspective selon laquelle on aborde ces faits de civilisation très loin de nous . C&#8217;est d&#8217;ailleurs l&#8217;enjeu de tout ce Cahier III . Changer nos perspectives et ne pas hésiter à mettre en cause nos catégories immuables . Le risque de rétroprojection à partir de notre point de vue  menace constamment . A propos des Aborigènes je me place dans leur perspective et non comme s&#8217;il me suffisait de penser y voir clair  en lisant leur réalité à partir des catégories de nos savoirs, ce qui donne justement : il ne peut pas y avoir de &#8220;tissu par défaut&#8221; pour qui n&#8217;aura jamais vu de  tissu . C&#8217;est pourtant une formule accomodante pour passer de notre perspective habituelle à la leur.  Elle peut sûrement être améliorée . Merci donc.</p>
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	<item>
		<title>Par : Joubert Alain</title>
		<link>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-24</link>
		<dc:creator>Joubert Alain</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 May 2008 15:54:36 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-24</guid>
		<description>Pour qu'il y aît "tissu par défaut", il me semble qu'il faudrait que les aborigènes aîent vu du tissu.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour qu&#8217;il y aît &#8220;tissu par défaut&#8221;, il me semble qu&#8217;il faudrait que les aborigènes aîent vu du tissu.</p>
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		<title>Par : Elisabeth Baillon</title>
		<link>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-22</link>
		<dc:creator>Elisabeth Baillon</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2008 08:12:31 +0000</pubDate>
		<guid>http://www.patricehugues.fr/?p=19#comment-22</guid>
		<description>cher Patrice,
Je suis intriguée par ce "repli reflexif" qui est le grd manque de notre époque(voir l'essai de C. Haroche,"l'Avenir du sensible" les sens et les sentiments en question au PUF )comment l'interpretez vous ? 
Ainsi que cette déterritorialisation où la voyez vous s'exprimer ,aujourd'hui par défaut tout comme la pensée réflexive , ds notre société?
 ce corps intérieur offert au regard de l'autre tout cela me parle infiniment
Elisabeth Baillon</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>cher Patrice,<br />
Je suis intriguée par ce &#8220;repli reflexif&#8221; qui est le grd manque de notre époque(voir l&#8217;essai de C. Haroche,&#8221;l&#8217;Avenir du sensible&#8221; les sens et les sentiments en question au PUF )comment l&#8217;interpretez vous ?<br />
Ainsi que cette déterritorialisation où la voyez vous s&#8217;exprimer ,aujourd&#8217;hui par défaut tout comme la pensée réflexive , ds notre société?<br />
 ce corps intérieur offert au regard de l&#8217;autre tout cela me parle infiniment<br />
Elisabeth Baillon</p>
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